Marche sur la cop de la zad d'Agen Rotating Header Image

octobre 25th, 2015:

Hommage à Rémi

Le rapport de la Ligue des Droits de l’homme a rendu son rapport, après un an d’enquète, d’audition et d’analyse.

le rapport est là: http://www.ldh-france.org/rapport-commission-denquete-ldh-les-conditions-conduit-mort-remi-fraisse-sivens-octobre-2014/

Suite aux événements qui ont provoqué la mort de Rémi Fraisse dans la nuit du 25 au 26 octobre 2014, la Ligue des droits de l’Homme a constitué en novembre 2014 une Commission d’enquête citoyenne visant à recenser systématiquement les faits liés à cet événement, à analyser son contexte et à porter ainsi un éclairage sur les conditions qui ont conduit à la mort de ce jeune militant écologiste sur le site de Sivens.
Le rapport s’attache à l’historique du projet de barrage, aux conditions de gestion du dossier et de la décision publique, ainsi qu’au jeu des différents acteurs impliqués. Dans une deuxième partie, il considère l’ensemble des violences commises sur le site dès la mise en œuvre du chantier, tant celles commises sur les forces de l’ordre que celles perpétrées par ces dernières à l’encontre des opposants au barrage. Le rapport examine de façon particulière le contexte spécifique du décès de Rémi Fraisse et particulièrement les conditions d’intervention des agents et des autorités responsables du maintien de l’ordre. Enfin, il revient sur ce qu’ont été les réactions des autorités étatiques et judiciaires dans les heures et les jours qui ont suivi cette mort.

Se décalant très sensiblement des informations et des rapports précédents qui ont pu être diffusés durant toute la période considérée, et à l’occasion même des faits, ce rapport d’enquête les éclaire d’un jour original en les passant tant au crible du droit qu’à celui des pratiques démocratiques et citoyennes. Il se conclut par une série de préconisations, à partir de l’analyse critique développée.

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO


Les marcheurs partis d’Agen arriveront aux portes d’Angoulême dans l’après-midi, nous avons rendez-vous à 17h à la maison de la paix et des peuples. Nous appelons au rassemblement à 19h sur la place de l’hôtel de ville. Venez avec des bougies, des messages, des fleurs et tout ce qui peux embellir un espace. Rendons hommage à Rémi en se rencontrant, partageant nos rages et nos rêves.
Rémi on t’oublie pas.
« Luchar es vivir »

Cap sur la Cop, case tribunal pour les marcheurs!

P1030450

Cap sur la Cop, case tribunal pour les marcheurs!

La LGV Tours-Bordeaux est un projet bien entamé malgré les résistances locales, un projet au budget de plus sept milliards d’euros…Et pourtant il est déjà en faillite selon Vinci (via lisea)! le consortium Lisea qui finance une partie du projet va se financer sur des péages de passage de train (2,5 fois plus cher que la section Paris-Lyon), peu importe qu’ils soient plein ou vide. Pour l’instant le nombre de train ne couvrent pas les frais de fonctionnement, comme s’il s’en rendait compte aujourd’hui. Le budget n’est pas équilibré… Ces experts de la finance qui découvrent qu’il n’est pas rentable, ils demandent au gouvernement de faire office d’arbitre, menaçant de laisser le chantier en suspend. Ils menacent, ils mettent la pression… ils usent et abusent de ce pouvoir en endettant les peuples via les collectivités territoriales.

Pendant ce temps les marcheurs voulaient faire un tour sur cette ligne en construction, pour plusieurs raisons:

– le tracé le plus court vers Paris ;
– prendre des photos de l’impact environnemental
– dénoncer ce chantier pharaonique au financement mal ficelé. Nous passons au bon moment puisque les financiers et maître d’œuvre (lisea co-financé par vinci et des banques, eurovia section de construction de train de vinci) font pression sur la SNCF pour augmenter le trafic. Ils en appellent au gouvernement.

Alors pendant que ce beau monde se partage nos terres, l’argent public et négocie les prochaines dettes, les marcheurs eux vont directement au tribunal !

La présence des marcheurs a entraîné l’arrêt du travail sur les rails. Les gendarmes ont donc immobilisé la marche pendant 1h30 au bord des voies, bloquant eux-aussi le chantier.
Au final les marcheurs ont été emmenés menottés par les gendarmes en « audition libre ». Un véhicule par marcheur, huit au total !
Après trois heures au poste, les marcheurs sont convoqués au tribunal d’Angoulême le 19 février 2016 à 8h30 pour avoir « pénétré et circulé à pied dans une partie de la voie ferrée (…), en l’espèce sur la ligne à grande vitesse Bordeaux-Paris ». Pour la justice, elle est achevée !
Ils encourent 6 mois de prison et 3750 euros d’amende…

Pendant ce temps-là, les gares de proximité disparaissent au profit des énormes agglomérations, on bétonne les mares et on continue cette course effrénée et mortifère vers cette hypothétique croissance.

IMG_20140101_044817